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IRM et claustrophobie : l'IRM à champ ouvert, une solution possible

Certains patients refusent de subir un examen IRM en raison de leur claustrophobie. À la simple idée d'une IRM, ils sont submergés par la peur. Il leur semble impossible de devoir rester cloitré dans un appareil en forme de tunnel pendant 15 à 45 minutes. Cependant, l'IRM est un examen tout à fait inoffensif qui constitue un moyen efficace de détecter de petites modifications dans le cerveau, dans un organe ou une partie du corps.

Heureusement, dans de tels cas, une IRM à champ ouvert peut être une alternative équivalente pour les patients (claustrophobes). Dans cet article, nous allons donc nous concentrer sur ce type d’examen IRM et vous fournir plus d'informations sur les IRM en général. Bien se préparer et être correctement informé sur l’IRM aide également à lutter contre le stress et l'anxiété.

Qu'est-ce qu'une IRM ?

IRM signifie imagerie par résonance magnétique. En termes simples, un examen IRM réalise des images médicales à l'aide d'ondes radio et d'un champ magnétique puissant. C'est un moyen de rendre visibles certaines parties internes du corps sans devoir pratiquer des opérations chirurgicales ni utiliser de rayons X nocifs. Par exemple, une IRM est utilisée pour déterminer la taille, l'emplacement et la nature probable d'une tumeur cérébrale.

Protons d’hydrogène

Pour produire ces images, l'IRM utilise les protons d'hydrogène qui sont très présents dans notre corps. Chaque partie du corps ou organe contient un nombre spécifique de protons d’hydrogène. Pour obtenir des images de ces protons, une onde radio est envoyée dans le corps. Les protons d'hydrogène renvoient à leur tour des ondes radio, qui sont captées par une bobine de radiofréquence placée sur la partie du corps à examiner.

Un examen indolore

Les images générées au cours de l'examen sont ensuite examinées par le radiologue et, si nécessaire, comparées aux images des examens précédents. L'ensemble du processus est indolore et sans danger. La durée exacte de l’examen dépend de la situation spécifique. Comptez 15 à 45 minutes.

Produit de contraste

Dans certains examens IRM, il est nécessaire d'administrer un produit de contraste. Ce dernier est habituellement administré par perfusion dans le bras, puis évacué par l'urine. Le médecin peut également décider d'administrer un médicament qui réduit temporairement le mouvement des intestins.

IRM « classique » ou à champ fermé

Lors d’un examen IRM classique, le patient est assis sur une table d'examen qui est poussée dans un dispositif en forme de tunnel. Les côtés de l'appareil étant fermés, le patient n’est donc plus en contact avec son environnement. Ce tunnel est généralement très étroit : au maximum 70 cm.

Dès le début de l'examen, le technicien de laboratoire ou le radiologue quitte la salle d'examen et le patient est surveillé, entre autres, via une caméra. Si le patient ne se sent pas bien, il peut avertir le médecin ou l'assistant en actionnant une sonnette d'alarme présente dans le tunnel.

Bruit inconfortable

Au cours de l’examen, un bruit fort et percutant résonne en permanence. Plus de 100 images de la partie du corps à examiner sont réalisées, et le processus d'attraction et de répulsion des aimants génère un bruit irritant. Le patient reçoit généralement un casque ou des bouchons d'oreille pour atténuer le son.

Problèmes liés à l’IRM en cas de claustrophobie

Pour les personnes souffrant de claustrophobie, un examen IRM classique est généralement une expérience angoissante qu'elles souhaitent éviter à tout prix.

  • Elles doivent être placées dans un tube fermé dont le diamètre est limité.

  • Elles perdent tout contact visuel et tout contrôle sur leur environnement.
  • Aucun contact avec un accompagnateur, un radiologue, un médecin.... n’est possible, sauf via une sonnette d'alarme.
  • Le bruit fort et lancinant peut aussi être source de panique.

Ajoutez à cela l’angoisse du résultat de l'examen et l’IRM peut se transformer pour ces personnes en une épreuve insurmontable.

De plus, de nombreuses IRM de patients claustrophobes échouent parce que leur anxiété les empêche de rester immobiles. Soit l’examen doit être interrompu, soit les images sont de qualité inférieure.

La solution de l’IRM à champ ouvert

Une IRM à champ ouvert telle que celle proposée par Open MRI Zen est un choix idéal pour les patients qui préfèrent éviter les espaces confinés. Dans ce cas, le patient n'est pas poussé dans un dispositif en forme de tunnel, mais s’installe entre deux grandes plaques horizontales. Les côtés sont entièrement ouverts, créant ainsi un champ de vision ouvert permettant de garder le contact avec l'environnement. Vous pouvez le comparer à un hamburger. Une tranche de pain en haut, une tranche en bas, et le patient entre les deux !

Sur demande, un assistant ou un accompagnateur peut rester à côté du patient pendant toute la durée de l'examen. Cela leur permet de discuter avec le patient, de manière à ce que ce dernier se concentre moins sur le bruit élevé du dispositif. En d'autres termes, une atmosphère détendue s’installe automatiquement : la peur ou la panique disparaît rapidement.

Dans ce cas, l’expérience d’une IRM se révèle neutre ou même positive pour le patient. De plus, les patients claustrophobes sont plus susceptibles de rester immobiles au cours d’une IRM à champ ouvert, ce qui améliore au final la qualité des images produites.

Pour quelles personnes cette IRM ne convient-elle pas ?

Veuillez noter qu’une IRM à champ ouvert n’est pas accessible aux patients porteurs d'un stimulateur cardiaque, d'un neurostimulateur ou d'un implant. Les patients équipés de nouveaux dispositifs d’implants de ce type, qui sont officiellement compatibles avec une IRM, ne peuvent pas non plus bénéficier d’une IRM à champ ouvert. Ceci est dû au fait que l'orientation du champ magnétique d'une IRM à champ ouvert est verticale, de sorte que les appareils représentent encore un danger pour le patient.

Les patients claustrophobes porteurs d'un stimulateur cardiaque ou d'un défibrillateur peuvent bénéficier d’une IRM à champ fermé après consultation de leur cardiologue sur la compatibilité de leur appareil avec l’IRM et les réglages à apporter.

Dans ce cas, ces patients peuvent opter pour un examen dans un appareil d’IRM à champ fermé plus silencieux. Ce dernier génère moins de bruit qu'un appareil classique. Chez Open MRI Zen, par exemple, le niveau de bruit peut être réduit à 63 décibels, selon la région à examiner. De cette manière, le facteur de peur lié au bruit disparait, ce qui se traduit par des patients claustrophobes beaucoup plus calmes.

Autres avantages de l’IRM à champ ouvert

L'IRM à champ ouvert n'est pas seulement une alternative adaptée aux patients claustrophobes trop anxieux face à une IRM classique. Il offre également des avantages évidents pour d’autres types de patients :

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